jeudi, février 02, 2006

Le Figaro mardi 17 janvier 2006

Crash de la West Caribbean : l'enquête touche au but

ACCIDENT Le Venezuela a accepté de confier l'analyse des moteurs et de l'empennage de l'avion à la France. Cette expertise permettra de déterminer les causes du drame.

Cyrille Louis
ENLISÉE depuis plusieurs semaines, l'enquête technique sur les causes du crash aérien qui a coûté la vie à 158 Français de Martinique le 16 août 2005 est enfin sur le point de se débloquer. Selon une source diplomatique, les autorités vénézuéliennes sont en effet sur le point d'achever la traduction d'une commission rogatoire autorisant la France à venir récupérer, sur le site de l'accident, les deux moteurs et l'empennage du MD 82 affrété par la West Caribbean.
Ces éléments, dont le ministère de la Justice français a accepté de financer le rapatriement par avion cargo, seront bientôt transportés en région parisienne pour y être analysés à la demande des deux juges de Fort-de-France en charge du dossier.Au lendemain du drame, la justice vénézuélienne s'était d'abord engagée à établir le scénario du crash. Mais, l'émotion dissipée, il est vite apparu que l'analyse des débris, à la fois coûteuse et complexe, risquait de s'éterniser. «Pour éviter une trop longue attente aux familles des victimes, la France a proposé de prendre à sa charge la partie technique de l'enquête, explique un magistrat. En décembre, les autorités de Caracas ont donné leur accord de principe pour que les pièces essentielles, encore stockées sur la zone de l'accident, près de Maracaibo, soient transférées en France. Aujourd'hui, le feu vert officiel semble imminent.»
Panne de carburant ?
Planchant de front sur ces différents scénarios, les deux juges d'instruction sont actuellement de passage à Paris pour rencontrer les experts commis sur ce dossier. De retour à Fort-de-France, ils devraient ordonner rapidement la récupération des moteurs. Plusieurs semaines seront alors nécessaires à leur analyse. Ensuite, l'instruction pourrait, selon une source judiciaire, avancer rapidement pour être clôturée «d'ici à la fin de l'année».Envisageant la piste d'une panne de carburant, les juges français ont interrogé les autorités du Panama – où l'avion avait fait escale avant l'accident –, qui leur ont retourné un bon de commande semblant établir que l'avion venait de faire le plein lorsqu'il a décollé pour Fort-de-France. «On ne peut toutefois pas exclure totalement que ce document ait été fabriqué a posteriori», tempère un proche du dossier. Evoquant une autre hypothèse, les experts se demandent si certaines des pièces de rechange installées sur les moteurs du MD 82 pour remplacer du matériel usagé – notamment des pompes à haute pression – n'étaient pas incompatibles avec d'autres éléments de l'appareil.Après avoir procédé à un examen superficiel de ces pièces au Venezuela, courant novembre, les experts français ont acquis la conviction que les moteurs étaient en état de fonctionnement lors de l'impact. En revanche, ils ne développaient vraisemblablement pas, à cet instant, une puissance suffisante pour faire voler l'avion.
Parallèlement à ces pourparlers, la justice française a discrètement fait établir un devis par une société spécialisée dans «la prévention et la gestion de risques». Basée en région parisienne mais disposant d'un bureau au Venezuela, cette entreprise avait porté assistance aux autorités françaises après l'accident, assurant notamment le transport de conteneurs réfrigérés pour stocker les corps des victimes. Aujourd'hui, elle s'apprête à louer un avion cargo auprès d'Air France pour transporter les volumineux moteurs et l'empennage, dont seule l'analyse dans un laboratoire spécialisé permettra de trancher entre les différentes hypothèses actuellement à l'étude.

8 commentaires:

daniel a dit…

Comme d'hab les journalistes s'enflamment; enfin on parle de nous c'est pas si mal

Anonyme a dit…

C'est juste mais il ne faut pas qu'ils écrivent n'importe quoi non plus

daniel a dit…

c'est sur 158 au lieu de 152 martiniquais; si sur un élément aussi simple il y a erreur; que penser pour la suite ?

Anonyme a dit…

Une réunion au sommet est prévue le 4 mars(en Martinique) afin de voter pour le bon emploi des 500.000 euros , une proposition a été faite avec des dépenses bien ciblées , cependant , je m'étonne que l'on ne parle pas du tout des autres sommes encaissées ( chèques du Maire d'Asnières , chèque rapporté par Jocelyne Béroard , et autres dons etc ) Pourquoi ne parle-t-on pas de ces sommes , de leurs emplois ? Pourquoi ne figurent-elles pas à l'ordre du jour ? Par souci de transparence , ce serait la moindre des choses .
Jeanine

Anonyme a dit…

c'est maintenat 600.000 euros d'annoncés . Est-ce la somme globale depuis Aout ou autre don ? C'est vrai , il faut qu'on en parle !!!

Anonyme a dit…

C'est un peu hors propos du texte mais bon puisqu'on en parle, je pense que vous avez raison, il serait bon de voir le pbl dans son ensemble.
Les familles ont le droit de savoir comment les fonds sont utilisés; je pense par contre que cela fait partie d'un débat normal en fin d'année, au cours de l'assemblée générale sur la présentation des comptes de l'association.

Anonyme a dit…

De tous les dons reçus par l'AVCA.

Etablir un budget transparent pour toutes les dépenses passées et à venir billets d'avion - frais divers

Anonyme a dit…
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