lundi, mai 22, 2006

BEA : Communiqué de presse diffusé le 19 mai 2006

Catastrophe aérienne survenue au Venezuela le 16 août 2005
19 mai 2006

Les travaux d'examen des moteurs du Boeing Mc Donnell Douglas MD82 de la compagnie West Caribbean Airways ont débuté. Une réunion s'est tenue cette semaine en France, associant les experts mandatés par les juges responsables de l'instruction sur la catastrophe, les enquêteurs du BEA et leurs homologues vénézuéliens du JIAA et américains du NTSB. Cette réunion a permis d'établir le programme de travail qui devrait se dérouler sur plusieurs semaines.

jeudi, mai 18, 2006

West Caribbean, compagnie de bric et de broc

Pascale MARIANI et Roméo LANGLOIS
18 mai 2006, (Rubrique France)


La compagnie colombienne, en quasi-faillite, a collectionné accidents et incidents depuis des mois. [Article paru le 18 août 2005 dans Le Figaro]

C’est au terme d’une journée marathon que le biréacteur MD 82 a tragiquement terminé sa course, mardi, en territoire vénézuélien. Il s’agissait de son douzième vol en moins de 24 heures. Un avion fatigué, un équipage surmené, un copilote âgé d’à peine 21 ans, une compagnie aérienne au bord de la banqueroute et de sérieux problèmes de sécurité... Les doutes sur la fiabilité de West Caribbean, une jeune compagnie colombienne basée à Medellin, s’accumulent, laissant aujourd’hui planer sur ce crash une cruelle sensation de tragédie annoncée.

D’après le quotidien de Bogota El Tiempo, des pilotes avaient manifesté par radio, la veille de l’accident, leurs inquiétudes sur l’état de l’appareil. Mais, parce que les autorités françaises avaient par deux fois révisé le MD 82 en Martinique, le vol charter Panama-Fort-de-France WCA 707 avait été autorisé.

West Caribbean a annoncé hier qu’elle cessait temporairement toutes ses opérations. Et pour cause : le MD 82 sinistré était l’unique appareil de la compagnie fondée en 1998 encore en circulation. Depuis début juillet, les autres avions de West Caribbean étaient interdits de vol pour manquement aux normes de sécurité. Toute la charge de travail de cette petite compagnie surendettée en phase de restructuration reposait donc sur ce seul avion. Celui-ci avait d’ailleurs déjà donné des signes de défaillances : dépourvu de système anti-incendie, il avait été immobilisé durant une semaine en juillet.

Quelques jours plus tard, il avait même perdu une partie de son fuselage sur un tarmac colombien lors d’un atterrissage. Aujourd’hui, plusieurs témoins font état de mystérieuses réparations, de longues heures d’attente et de problèmes techniques à répétition depuis la semaine dernière. Des membres de l’équipage auraient même conseillé aux passagers de se plaindre auprès de l’ Aeronautica civil, l’autorité aérienne colombienne.

Déjà, en mars, un précédent aurait pu servir de signal d’alarme. Un Let 410 de West Caribbean, qui assurait la liaison entre les îles colombiennes de San Andrés et Providencia, s’était écrasé contre une montagne peu après le décollage. Bilan : huit morts. L’enquête est encore en cours et les rescapés rapatriés à Medellin sur un vol de la même compagnie avaient subi une nouvelle situation critique : dix minutes avant l’atterrissage, l’équipage avait annoncé des problèmes techniques et donné des instructions pour l’utilisation des masques à oxygène.

En janvier, l’Aviation civile colombienne avait sanctionné West Caribbean pour avoir enfreint quatorze normes du règlement aéronautique. Vingt pilotes avaient été accusés de dépasser les temps de vol autorisés. La presse colombienne s’étonne à présent de l’indulgence de l’Aeronautica civil, qui a malgré tout laissé opérer cette compagnie.


Il y a quelques mois, le capitaine Jorge Perez, président de West Caribbean, avait assuré que les impayés de l’armée colombienne envers la société Heliandes, actionnaire majoritaire de la compagnie, l’avaientt placé au bord du gouffre. « La crise économique n’affecte pas la sécurité » de ses avions, a-t-il précisé hier au Tiempo. Avant d’ajouter : « Les incidents sont normaux. C’est comme quand on conduit une voiture. Un jour, elle tombe en panne à cause des pneus. Un autre jour, pour une autre raison. »

West Caribbean : de graves erreurs humaines

Source : Le Figaro.fr
Cyrille Louis
18 mai 2006, (Rubrique France)
Neuf mois après le crash qui a fait 160 morts au Venezuela, la justice a établi un scénario «vraisemblable» de la catastrophe qui met les pilotes en cause.


«LE MD 82 de la West Caribbean n'était vraisemblablement pas un avion poubelle.» Neuf mois après l'accident au cours duquel 152 Français de Martinique et huit membres d'équipage colombiens ont perdu la vie au Venezuela, les experts français commencent à en discerner le «scénario vraisemblable». A ce stade, ils n'ont mis en évidence aucun dysfonctionnement mécanique grave de l'appareil. En revanche, selon une source judiciaire à Fort-de-France, ils ont recensé plusieurs erreurs humaines, dont certaines semblent imputables à une divergence d'appréciation, peu avant le crash, entre le commandant de bord et son copilote.

Quasiment achevée, l'analyse des boîtes noires révèle tout d'abord que l'appareil était notablement surchargé, affichant à 31 000 pieds d'altitude une masse de 155 000 livres (environ 77 tonnes) alors que le constructeur préconise de ne pas dépasser 149 000 livres. Par ailleurs, les experts ont acquis la conviction que ce poids excessif était inégalement réparti au risque de déséquilibrer l'avion. En conséquence, l'avion était, selon toute vraisemblance, incapable d'atteindre sans forcer sa puissance son altitude de croisière de 35 000 pieds.

Or, après son décollage de Panama City, le MD 82 a emprunté «l'itinéraire le plus court» vers la Martinique. Ce choix l'a conduit à survoler une région de hautes montagnes de l'Ouest vénézuélien, au-dessus de laquelle il s'est soudain retrouvé dans un violent orage. «A cet instant, raconte un magistrat, les pilotes semblent avoir choisi de poursuivre leur route au lieu de se dérouter pour une zone plus calme.» C'est alors, selon les experts, que l'équipage a progressivement perdu le contrôle de l'appareil.

Le débranchement du pilote automatique

Tandis que l'avion vole à 33 000 pieds, les moteurs commencent à givrer. Aussitôt, le copilote en avertit son commandant de bord qui, contre son avis, refuse d'activer le dégivrage. «L'enregistrement de leur conversation indique que l'inquiétude du subordonné n'a pas été prise au sérieux par son supérieur», indique ce même magistrat. Il est vrai que le copilote, âgé de 21 ans et appelé à bord juste avant le décollage pour pallier la défection d'un collègue plus chevronné, n'avait que 750 heures de vol. Quant au commandant de bord, certes crédité de 5 500 heures, il n'avait effectué qu'un seul trajet à ce poste de responsabilité.

Quatre minutes avant le crash, l'équipage réagit mais déjà le moteur a des ratés, l'avion perd de l'altitude et des alarmes se déclenchent. C'est alors, selon les experts, que les pilotes commettent leur plus grave erreur. Ils débranchent le pilote automatique, pensant enrayer manuellement la chute de l'avion. «C'était la pire des choses à faire, raconte une source proche de l'enquête, car, dans ce type de situation, le correcteur d'assiette est très efficace pour maintenir l'appareil en vol plané.» Au contraire, le MD 82 décroche à cet instant pour entamer une chute verticale qui s'achève au sol quelque cinquante secondes plus tard.

Le 12 mai dernier, experts et magistrats ont reçu à Fort-de-France les familles des victimes pour leur présenter «cet ensemble d'hypothèses préliminaires qui demande à être confirmé par l'analyse des moteurs» – vraisemblablement d'ici à l'anniversaire du crash, le 16 août prochain. Ensuite, la justice pourra décider d'éventuelles mises en examen, comme l'espère le porte-parole de l'Association des victimes de la catastrophe aérienne, André Tisserand. «Nous ne nous contenterons pas de la mise en cause des pilotes, explique-t-il. Les responsabilités de la compagnie et du constructeur doivent être recherchées.»

Chronologie des accidents d'avions depuis cinq ans

source : 20Minutes.fr 03.05.06 12h10


113 passagers d'un Airbus A320 de la compagnie arménienne Armavia sont morts dans la nuit de mardi à mercredi dans le crash de l'appareil en mer Noire, près de Sotchi, dans le sud de la Russie

Voici une chronologie des principaux accidents d'avions dans le monde depuis cinq ans:

2001 16 mai : Un avion-cargo de l'armée turque avec 34 militaires à bord s'écrase près d'Akcadag (est de la Turquie), tuant tous ses occupants.

17 mai : 32 morts, dont plusieurs ministres et députés, dans le crash en Iran d'un Yak-40 de la compagnie Faraz Qeshm.

3 juillet : 145 morts dans la chute d'un avion de la compagnie VladivostokAvia, qui s'écrase près d'Irkoutsk (Sibérie orientale).

8 octobre : 118 morts dans la collision au sol d'un MD 87 de la compagnie SAS et d'un petit avion privé allemand à l'aéroport de Milan-Linate (Italie).

12 novembre : Un Airbus A300 d'American Airlines reliant New York à Saint-Domingue (République dominicaine) s'écrase, quelques minutes après son décollage, sur un quartier résidentiel: 265 victimes, dont cinq au sol.


2002
28 janvier : 92 morts dans l'accident d'un Boeing 727-100 de la compagnie équatorienne TAME, sur les flancs du volcan Cumbal, dans le sud de la Colombie.

12 février : 119 morts dans l'accident d'un Tupolev-154 des lignes intérieures iraniennes qui s'écrase dans le sud-ouest de l'Iran.

15 avril : Un Boeing 767 d'Air China s'écrase dans une zone d'habitation près de Gimhae (Corée du Sud): 129 morts.

4 mai : Au Nigeria, 149 personnes trouvent la mort dans l'accident d'un avion de ligne qui s'écrase sur des bâtiments avant son aterrissage à l'aéroport de Kano (nord).

7 mai : 112 morts dans l'accident d'un avion MD-82 de la China Northern qui s'abîme en mer près de Dalian (nord-est de la Chine).

25 mai : Un Boeing 747-200 de la compagnie taïwanaise China Airlines (CAL) se désintègre en vol alors qu'il effectue la liaison Taïpei-Hong Kong: 225 morts.

2 juillet : En Allemagne, un Boeing 757 cargo affrété par DHL, société d'acheminement express de documents et de colis, et un Tupolev Tu-154 de la compagnie russe Bashkirian Airlines entrent en collision: 71 morts.

27 juillet : En Ukraine, un chasseur Soukhoï Su-27 s'écrase sur les spectateurs lors d'un show aérien à Lviv (ouest): 77 morts et plus de 200 blessés

23 décembre : En Iran, 44 personnes sont tuées dans le crash d'un Antonov 140 ukrainien à environ 125 km au nord-est d'Ispahan (centre).


2003
8 janvier : En Turquie, un avion de la Turkish Airlines s'écrase sur l'aéroport de Diyarbakir (sud-est): 75 morts.

9 janvier : Au Pérou, 46 morts dans l'accident d'un avion Fokker F-28 de la compagnie péruvienne TANS.

19 février : En Iran, un avion militaire s'écrase au sommet de la chaîne montagneuse de Sirch (sud-est): 276 morts.

6 mars : En Algérie, 102 personnes sont tuées dans l'accident d'un avion d'Air Algérie sur l'aéroport de Tamanrasset (sud).

8 mai : En RDCongo, la rupture de la porte d'un Iliouchine 76, appartenant au ministère ukrainien de la Défense, fait tomber de l'appareil en vol quelque 200 passagers.

26 mai : En Turquie, un avion YAK-42 avec 75 personnes à bord, dont 62 soldats espagnols s'écrase près de Trabzon (nord-est), ne laissant aucun survivant.

8 juillet : Cent quinze personnes, dont un haut responsable militaire soudanais et huit étrangers, périssent dans le crash d'un Boeing 737 de Sudan Airways, dans l'est du Soudan.

29 novembre : En RDCongo, l'accident d'un appareil de type Antonov-26, à Boende (nord), fait 33 morts.

25 décembre : 139 morts et 21 rescapés dans l'accident d'un Boeing d'UTA (Union des transports africains) qui s'abime en mer après son décollage de Cotonou, au Bénin.

2004
3 janvier : Un Boeing 737 de la compagnie égyptienne Flash Airlines transportant 148 personnes, dont 134 touristes français, s'abîme en mer Rouge, quelques minutes après son décollage de Charm el-Cheikh (est de l'Egypte).

13 janvier : En Ouzbékistan, un Yak-40 effectuant la liaison Termez (frontière de l'Afghanistan) Tachkent s'écrase à l'aterrissage, tuant 37 personnes.

10 février : Quarante-trois personnes sont tuées dans le crash d'un avion de la compagnie iranienne Kish Air à Charjah, aux Emirats arabes unis.

15 mai : 33 morts dans le crash d'un avion de la compagnie aérienne brésilienne Rico Lineas Aeres, dans la forêt amazonienne, à environ 20 km de Manaus, capitale de l'Etat brésilien d'Amazonie.

2005
3 février : un Boeing 737 de la compagnie aérienne afghane Kam Air transportant 104 personnes dont 24 étrangers, s'écrase dans la montagne de Cheri Ghar, à une trentaine de kilomètres à l'est de Kaboul (Afghanistan).

14 août : Un Boeing 737 de la compagnie chypriote privée Helios, en provenance de Larnaca (Chypre) et à destination de Prague, s'écrase au nord-est d'Athènes (Grèce), faisant 121 morts.

16 août : Un MD-82 de la West Caribbean Airways, reliant Panama à la Martinique s’écrase dans une zone montagneuse du Venezuela. 152 Français figurent parmi les 160 victimes.

23 août : Un Boeing 737-200 de la compagnie péruvienne Tans s’écrase en Amazonie en tentant un atterrissage d’urgence en pleine tempête. 41 des 98 personnes à bord, dont des touristes étrangers, trouvent la mort.

vendredi, mars 31, 2006

La liste noire europeénne suite et fin ( articles transmis par am-I )

L'UE ferme son ciel à 92 compagnies dangereuses (Le nouvel obs) 22.03

BRUXELLES (AP) -- La Commission européenne a publié mercredi sa première "liste noire" des compagnies aériennes bannies du ciel des Vingt-cinq: 92 compagnies, africaines pour la plupart, jugées dangereuses du fait de la vétusté des appareils ou de leur mauvais entretien.

"L'Union européenne dispose maintenant d'une politique homogène en ce qui concerne l'interdiction des compagnies aériennes", a déclaré Jacques Barrot, vice-président de la Commission, responsable des transports.
"Cette liste noire permettra d'écarter les compagnies aériennes suspectes du marché européen. Elle permettra également de garantir que toutes les compagnies exerçant leur activité dans le ciel européen satisfont aux normes de sécurité les plus strictes", s'est-il félicité.
Les passagers pourront poursuivre le voyagiste qui affrétera un avion d'une compagnie interdite. Avec la publication de cette "liste noire", "nous mettons fin à l'incohérence qu'entraînait le fait que chaque Etat-membre établissait lui-même ses interdictions sans qu'il y ait vraiment une communication des informations entre tous les Etats-membres", a ajouté M. Barrot.
En outre, "grâce à sa large diffusion", a souligné la Commission, "la liste aura un impact international".

Bruxelles conseille d'ailleurs au public "d'éviter de voyager avec ces compagnies aériennes dans d'autres parties du monde".

En Suisse, l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) a immédiatement adopté mercredi la "liste noire" européenne.
Cette liste, combinant celles établies par chacun des 25 pays membres, comprend des compagnies de fret et de passagers immatriculées essentiellement en République démocratique du Congo (RDC, Congo-Kinshasa), pays qui voit ses 50 compagnies interdites, mais aussi au Sierra Leone (13), en Guinée Equatoriale (11), ou au Swaziland (6).
Toutes ces compagnies, juge l'Union européenne, disposent d'un "système de contrôle inadéquat" des normes de sécurité, qui ne leur permet plus d'effectuer des vols en partance ou à destination des aéroports de l'Union européenne.
L'inscrip tion ou le retrait d'une compagnie de la liste sera décidé par la Commission sur la base des informations fournies par ses experts en matière de sûreté aérienne, l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), les Etats-membres ou l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).
Soulignant que l"'enquête a révélé qu'il y avait de véritables pavillons de complaisance", Jacques Barrot a ajouté que la Commission entendait aussi "protég(er) l'Europe de la tentative de certaines compagnies de se faire enregistrer dans un Etat après avoir été refusées dans un autre." La "liste noire" sera "mise à jour aussi souvent que nécessaire, et au moins tous les trois mois".
Une liste B réduit par ailleurs à quelques appareils les activités de trois compagnies aériennes (Air Bangladesh, Buraq Air (Libye) et Hewa Bora Airways (Congo-Kinshasa) dans l'UE. M. Barrot a affirmé que les 25 continueraient d'aider les pays, notamment africains, désireux de s'aligner sur les normes de sécurité internationales mais ne disposant pas des ressources nécessaires.
La Commission a dépensé près de 80 millions d'euros en faveur de ces programmes ces cinq dernières années, a-t-il précisé. Par ailleurs, l'exécutif européen souhaite étendre le rôle de l'AESA afin que toutes les compagnies des pays tiers voulant naviguer dans le ciel européen soient obligées d'obtenir l'autorisation de l'AESA SOURCE

L'UE publie une "liste noire" de 92 compagnies interdites (L'express) 22.03

L'Union européenne a publié une "liste noire" de 92 compagnies aériennes asiatiques et africaines enregistrées dans 12 pays qui seront bannies des cieux et des aéroports européens, ainsi que de trois compagnies qui verront leurs activités sévèrement limitées.
"Cette liste noire permettra d'écarter les compagnies douteuses", a déclaré le commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot. "Elle permettra aussi d'assurer que toutes les compagnies opérant dans les cieux européens respectent les normes de sûreté les plus élevées."
L'interdiction, qui a déjà été approuvée le 15 mars dernier par les experts de l'aviation civile des Etats membres de l'Union ainsi que par la Norvège et la Suisse, entrera en vigueur dans quelques jours et concerne 300 avions.
Elle était en préparation depuis la série d'accidents d'avions qui ont marqué l'été dernier et qui ont démontré des lacunes permettant à une compagnie interdite dans un pays membre de continuer à voler à destination d'un autre pays.
"Nous protégeons l'Europe de pratiques qui consistent à envoyer de bons avions vers des marchés importants et d'envoyer des véritables cercueils vers des destinations moins rentables", a ajouté le commissaire, qui a cité le Kirghizistan.

Désormais, toute compagnie bannie dans un Etat membre le sera automatiquement dans un autre. Aujourd'hui, seules la France, la Belgique et la Grande-Bretagne ont des listes noires.
En outre, l'Agence européenne de sécurité aérienne délivrera bientôt des licences à toute les compagnies des Etats tiers qui veulent voler dans l'UE, a expliqué Jacques Barrot.
La liste européenne se fonde sur la faiblesse des contrôles de sécurité du pays d'origine de la compagnie aérienne, ce qui est le cas pour de nombreux pays africains comme la République démocratique du Congo (RDC).

L'AFRIQUE EN LIGNE DE MIRE
Les inspections pratiquées dans l'UE, qui ont démontré que les compagnies visées utilisaient aussi des avions mal entretenus ou trop vieux, ont également été utilisées.
La Commission déconseille aux voyageurs du monde entier d'utiliser ces compagnies sous d'autres cieux.
La liste sera révisée au moins tous les trois mois: des ajouts sont possibles à la demande d'un Etat membre ou de la Commission et une compagnie qui estime avoir fait des progrès peut demander à être retirée de la liste noire.
L'UE a d'ailleurs consacré ces cinq dernières années 80 millions d'euros pour aider les pays pauvres à respecter les normes européennes et entend continuer à le faire.

L'Afrique qui, selon l'Autorité allemande de l'avion civile, représente 3% du trafic aérien mondial mais de 30 à 40% des accidents, paie logiquement un lourd tribut.

Sur les 92 compagnies interdites, on trouve toutes celles qui sont contrôlées par les autorités de la République démocratique du Congo (RDC), soit 51, ainsi que 14 compagnies du Sierra Leone et 12 de Guinée-Equatoriale.

En RDC, les avions utilisés pour le transport de troupes pendant la guerre civile ont été reconvertis en appareils civils qui, même s'ils n'ont jamais volé dans l'UE, sont susceptibles d'être utilisés en sous-traitance à n'importe quel moment.

La compagnie nord-coréenne Air Koryo ainsi qu'Ariana Afghan Airlines sont aussi sur la liste noire, à l'exception, pour cette dernière d'un Airbus A-310 jugé en bon état.

Les Comores, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Thaïlande, avec Phuket Airlines, le Rwanda, le Liberia et le Swaziland figurent aussi sur la liste noire de l'Union européenne.
Air Bangladesh, Buraq Air (Libye) et HBA (RDC) verront leur accès aux aéroports européens strictement limité : les deux premières voient certains de leurs avions interdits tandis que la compagnie congolaise peut faire voler un appareil.

Air Mauritanie, dont la présence sur la liste faisait l'objet d'un débat entre les Etats membres, a été autorisé provisoirement à voler pour un laps de temps très court, le temps de se mettre en conformité avec les règles.
Si l'on ne retrouve sur les listes aucune des compagnies responsables des accidents de l'été dernier, c'est que leur licence a été retirée - c'est le cas de West Caribbean -, tandis que Flash Airlines a fait faillite après le crash. SOURCE

Bruxelles bannit du ciel européen 96 compagnies aériennes (Le Monde) 22.03

Après une gestation laborieuse, la première "liste noire" des compagnies aériennes interdites d'exploitation au sein de l'Union européenne a été dévoilée, mercredi 22 mars, à Bruxelles, par le commissaire aux transports, Jacques Barrot.

Pour la première fois, l'interdiction d'exploitation, et de survol, prononcée par l'Union européenne est valable, dès le 25 mars, sur l'ensemble de son territoire. Cette mesure va toucher plusieurs lignes au départ de capitales européennes sur l'un des quelque 300 appareils visés par ce dispositif sans précédent.
Quatre-vingt-quinze transporteurs y sont inscrits, issus pour l'essentiel de cinq pays d'Afrique, mais aussi d'Asie centrale et extrême-orientale.
Parmi les sociétés sanctionnées figurent, en particulier, Phuket Airlines, qu'empruntent de nombreux touristes européens en Thaïlande, et la compagnie publique de Corée du Nord, Air Koryo.
Plus de la moitié de la liste est constituée de transporteurs originaires de République démocratique du Congo (ex-Zaïre) : dans ce pays, les autorités "ont des difficultés persistantes à mettre en œuvre et faire respecter les normes de sécurité applicables", souligne la Commission.
"Les Européens seront désormais les mieux protégés dans le monde", se réjouit M. Barrot.

Le commissaire espère aussi que la mise en place de ce dispositif aura un "effet contagieux" sur d'autres continents : sans pouvoir interdire les vols réalisés dans des pays tiers, les autorités européennes invitent les ressortissants des Vingt-Cinq à ne pas voyager sur des trajets effectués hors de l'Union à bord d'avions de sociétés inscrites sur la "liste noire".

L'application de ce dispositif, susceptible d'être actualisé au moins tous les trois mois sur proposition des Etats membres ou de la Commission, a représenté un travail de longue haleine. La Commission, activement soutenue par le Parlement européen, a dû vaincre les résistances des capitales et des autorités nationales de l'aviation civile, jalouses de leurs prérogatives.

Les conditions de contrôle et d'interdiction d'une compagnie sont longtemps restées différentes d'un pays à l'autre de l'Union.
Avant la création de cette liste, rares étaient les Etats membres qui, à l'instar de la France et du Royaume-Uni, avaient mis en œuvre un dispositif de ce type.

Présenté dès février 2005, le projet de "liste noire" européenne a connu une soudaine accélération après la série d'accidents tragiques survenus pendant l'été 2005, dont le crash de la compagnie West Caribbean au Venezuela, qui a causé la mort de 160 personnes, dont 152 touristes français. Après avoir fait faillite, cette compagnie n'est pas inscrite sur la liste.
Tout comme Flash Airlines, dont un appareil s'était écrasé en mer en janvier 2004 à Charm el-Cheikh (Egypte), entraînant la mort de 135 Français.
Le dispositif a été approuvé à l'unanimité des Vingt-Cinq lors d'une réunion du Comité de sécurité aérienne européen. Chaque capitale avait identifié les compagnies, ou les pays, posant des problèmes de sécurité. Certaines demandes, comme celles de la France – qui suggérait de bannir International Air Services (Liberia), Air Koryo (Corée du Nord), Air Comores et Phuket Airlines (Thaïlande) – ont été adoptées sans trop de difficultés.
Les discussions ont cependant donné lieu à quelques tractations entre les représentants des Etats membres. Ainsi, la compagnie congolaise Hewa Bora, qui relie Bruxelles à Kinshasa, ne fait, elle, l'objet que d'une interdiction partielle, pour l'un de ses aéronefs. Les autorités belges se sont cependant engagées à effectuer "des inspections au sol systématiques" sur les autres appareils de la compagnie.
Par ailleurs, le Royaume-Uni demandait l'interdiction d'Air Mauritanie, qui fait la liaison deux fois par semaine entre Nouakchott et Paris. Mais la France et l'Espagne se sont opposées, à ce stade, à une telle mesure. Il a été convenu de réaliser une inspection supplémentaire sur les activités d'Air Mauritanie. Une décision définitive est attendue dans les deux mois. SOURCE



Listenoire.fr 2006

vendredi, mars 24, 2006

Visite des Juges d'Instruction français au Vénézuela

Maracaibo, Lunes 6 . 03 . 2006

Jueces de Martinica visitan Venezuela para saber sobre investigaciones del MD-80

Aiskel Piña Urdaneta/ noticias@laverdad.com

Con la intención de saber cómo van las investigaciones del siniestro ocurrido el pasado agosto de 2005 en Machiques, estado Zulia, en el que murieron 160 personas, una comisión de jueces de la isla francesa de Martinica se trasladará el próximo sábado 11 de marzo a Venezuela.

Según explicó la cónsul de Francia en Maracaibo, Cristina Homes, los jueces vienen a entablar conversaciones con las autoridades venezolanas encargadas de las investigaciones del accidente aéreo en el que se estrelló el avión MD-80 de la aerolínea colombiana West Caribbean, para conocer su desarrollo.
La visita será propicia para que los representantes franceses vean las condiciones en las que se encuentran los motores del avión siniestrado.
En relación con la identificación de las únicas cuatro víctimas que aún no han sido reconocidas, Homes resaltó que para lograr la identificación de estas personas es necesaria una prueba comparativa de ADN, para lo cual expertos que manejan el caso en Venezuela deben viajar a Martinica con las muestras de los restos humanos y compararlas con los registros de ADN que hay en su país de origen.

"Debemos esperar que venga la comisión de jueces de Martinica, para que juntamente con las autoridades venezolanas, decidan cuándo se harán las pruebas comparativas".

En otro orden de ideas, la representante del Consulado de Francia en Maracaibo informó que mañana martes se incinerarán restos de vísceras de algunos de los cuerpos ya identificados, bajo la supervisión de la Fiscalía del Ministerio Público y la medicatura forense del Cuerpo de Investigaciones Científicas, Penales y Criminalísticas (CICPC), los cuales serán colocados en la placa que en honor de las víctimas del siniestro se instaló en el cementerio Jardines de la Chinita.

"Los jueces de Martinica no vienen a llevarse los motores, sólo a observar su condición y saber cómo va el rumbo de las investigaciones".

Al respecto, la fiscal superior del Ministerio Público en el Zulia, Olga Adames, expresó que el traslado de los motores debe esperar la autorización del fiscal general de la República, Isaías Rodríguez.

Incinération des morceaux de la carlingue du MD-80 et des vêtements des victimes de l'accident

Incineran restos del MD-80 y ropa de las víctimas del accidente
Maracaibo, Viernes 24 . 03 . 2006

Nayarith Gutiérrez / noticias@laverdad.com

Ayer en horas de la mañana fueron incinerados los restos del avión MD-80 siniestrado en Machiques el 16 de agosto del año pasado, así como la ropa de las víctimas que fallecieron en el accidente.

El procedimiento se realizó en una fosa especial del Relleno Sanitario de Maracaibo en presencia de los fiscales del Ministerio Público 14 y 17, Ovidio Abreu y Clarissa Mata, respectivamente; el fiscal nacional José Morales, funcionarios del Cuerpo de Investigaciones Científicas Penales y Criminalísticas (CICPC), tres agentes del Departamento de Investigación de Aeronáutica de Francia, un representante del Minfra y efectivos del Cuerpo de Bomberos de Maracaibo.

Los restos compuestos por los asientos del avión, la ropa de las víctimas, maletas que fueron recogidos en el lugar del siniestro y permanecieron todo este tiempo en un galpón ubicado en el kilómetro 12 de Los Cortijos fueron trasladados en dos camiones hasta el relleno sanitario.

El comandante del Cuerpo de Bomberos de Maracaibo, Jhon Bravo, explicó que por solicitud de la Fiscalía efectivos de la Unidad de Combate de Incendio y Materiales Peligrosos de ese cuerpo estuvieron presentes en el momento de la incineración porque se quemó material sintético y textil, por lo tanto era importante resguardar la zona donde se realizó.

Según Bravo, luego de quemados los restos fue refrescada la zona.

El material quemado formó parte de las pruebas utilizadas por las autoridades venezolanas y francesas para el reconocimiento de las víctimas que fallecieron en el trágico accidente aéreo, en efecto ya no era necesario.

Pourquoi la West Caribbean ne figure t- elle pas dans la liste noire européenne ?

Réponse dans cet extrait :

Extrait de : La UE incluye a 96 compañías en su lista negra de aerolíneas

http://servicios.diariovasco.com/pg060323/prensa/noticias/AlDia/200603/23/DVA-ALD-286.html

En Europa, dos de esos accidentes provocaron especial conmoción: el de un aparato de la empresa de vuelos baratos Helios, que se estrelló en Grecia causando 121 muertos el 6 de agosto, y el de un avión de la colombiana West Caribbean Airways siniestrado en Venezuela con 152 pasajeros franceses a bordo el 16 de agosto.

Barrot explicó que West Caribbean no forma parte de la lista porque las autoridades colombianas ya le habían retirado la licencia tras el accidente en Venezuela.

Question : Pour combien de temps encore cette licence sera retirée ? La west ne pouvant être vendue sans ................

Rachat de la West Caribbean par Aeropostal, une cie vénézuelienne

Fuente: © Aeropostal
http://www.aeropostal.com/

AEROPOSTAL recibe apoyo en la compra de WEST CARIBBEAN

/noticias.info/

Hoteles y mayoristas de viajes interesados en participarAeropostal informó a través de su presidente Nelson Rámiz durante una conferencia de prensa en Medellín, Colombia, su interés por adquirir la línea áerea West Caribbean la cual se encuentra en dentro de la Ley 550.
Durante su encuentro con la prensa internacional en Medellín, el presidente de Aeropostal aseguró que ha tenido contactos con un grupo de hoteleros y con algunas agencias de viajes mayoristas de Colombia, quienes también estarían interesados en participar en West Caribbean.

Sus declaraciones se realizaron en el marco de el lanzamiento del nuevo servicio de Aeropostal que unirá a Medellín con Caracas con vuelos directos sin escalas a partir del próximo 3 de abril seis veces a la semanas exceptuando los sábados.Asimismo, Rámiz anunció que Aeropostal firmó un contrato con Cielos Abiertos, una asociación que hace parte de Aviatur, para que a partir de abril y hasta enero de 2007 se haga un vuelo semanal a Isla Margarita (Venezuela) desde Bogotá, un destino muy apreciado entre el público colombiano.Habló también sobre los proyectos de inversión de Aeropostal para este año.

A este respecto ha sostenido que se destinarán alrededor de 9 millones de dólares en diferentes proyectos.Entre los planes se destaca la adquisición de nuevos aviones MD80, con una inversión de 6 millones de dólares y la apertura de las nuevas rutas: Caracas-San José de Costa Rica y Caracas-Ciudad de Panamá, para lo cual se destinarán 3 millones de dólares.

NUEVAS RUTAS
Por otro lado, Ramiz señaló que Aeropostal ofrecerá al mercado colombiano una nueva ruta hacia Puerto Plata en la República Dominicana.“Puerto Plata es reconocido mundialmente como uno de los centros turísticos por excelencia, el cual vive por y para el turismo, por tanto Aeropostal quiere ofrecerle a nuestros pasajeros colombianos la facilidad de visitar este paraíso caribeño” dijo Nelson Rámiz, presidente de Aeropostal.

jeudi, mars 23, 2006

Avions: l'OACI lance un ultimatum de deux ans aux pays délinquants

23 mars 2006 01:45

MONTRéAL - L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a lancé mercredi un ultimatum aux pays délinquants en matière de sécurité aérienne. Elle leur accorde deux ans pour se corriger, au risque sinon de voir leur nom apparaître sur une liste noire.

Cette liste destinée au public sera publiée sur le site internet de l'OACI à partir du 23 mars 2008, a déclaré à la presse Assad Kotaite, président du conseil de cette agence spécialisée de l'ONU qui est basée à Montréal.La décision de publier cette liste a fait l'objet d'un "consensus" parmi les directeurs de l'aviation civile de 156 pays réunis depuis lundi à Montréal, a-t-il indiqué.
Elle intervient le jour même où l'Union européenne (UE) a adopté sa propre liste noire de 92 compagnies, essentiellement africaines, qui ne pourront plus pénétrer dans l'espace aérien européen, normalement à compter de samedi.L'OACI "prend acte" de cette décision de l'UE, qui pourrait aussi s'avérer être "une bonne approche si elle contribuait à améliorer la sécurité", a dit M. Kotaite. "Nous sommes ici pour améliorer la sécurité. C'est à eux (aux 25 de l'UE) de juger", a-t-il ajouté.
Cette décision pourrait conduire certains pays d'Afrique à agir sur une base de "donnant-donnant" à l'égard de compagnies européennes, a estimé de son côté Tshepo Peege, président de la Commission africaine de l'aviation civile, une organisation régionale regroupant 53 pays.

Le respect des normes de l'OACI est établi en fonction de huit critères précis: législation de l'aviation, obligations en matière de licences, certificats, brevets et permis, obligations en matière de surveillance permanente et résolution des problèmes de sécurité, notamment. (ATS)

L'Europe publie une caricature... de liste noire // Article du site Eurocockpit

http://www.eurocockpit.com/archives/indiv/E006978.php

Ça y est ! L'Arlésienne noire est arrivée, on peut la voir, et presque la toucher !
Malheureusement, disons-le tout de suite, nos pires craintes étaient avérées : elle arrive style tarte à la crème, il n'y a rien à voir, sauf de l'esbroufe !
Mais techniquement (et diplomatiquement), cette liste est néanmoins une performance rare qu'il convient de saluer. En effet, il s'agissait d'identifier le plus grand nombre de compagnies (95 ont été trouvées) répondant à des critères de sécurité très stricts :
1/ La compagnie ne doit pas être européenne (on appellerait ça se tirer une balle dans le pied)
2/ la compagnie ne doit pas opérer de liaison vers l'Europe (on serait obligé de se fâcher avec des "clients" de nos aéroports et des "fournisseurs" de nos précieux voyagistes)
3/ la compagnie ne doit pas être "nationale" (sans quoi on devrait se fâcher avec des Etats qui par ailleurs nous achètent probablement des tas de choses très chères)
4/ la compagnie ne doit pas exploiter d'avions fabriqués dans l'UE (on ne se fâche jamais avec des clients, et encore moins avec des clients potentiels)
5/ la compagnie ne doit pas avoir de capitaux européens (on ne se fâche pas avec les actionnaires d'une compagnie, puisqu'on compte sur eux pour décider d'acheter des avions fabriqués dans l'UE)
Ces 5 critères étant définis, on prend le chapeau d'un commissaire européen, et on y place des bouts de papiers sur lesquels on aura inscrit les noms de toutes les compagnies du monde. On couvre le chapeau et on touille pendant au moins 20 minutes.
Au bout de 20 minutes, on tire les papiers du chapeau, et on vérifie discrètement que les points 1 à 5 exposés ci-dessus ne s'appliquent pas.
Si une compagnie rentre dans le cadre d'un ou de plusieurs de ces critères, elle se voit éliminée de la liste noire pour "raisons diplomatiques".
Quand on a étudié le cas de toutes les compagnies, on compte les papiers qui restent sur la table, et on reporte les noms sur une liste en les classant par pays. On appelle ça la liste noire européenne, et on convoque TF1 pour tout expliquer.
Quand c'est fini, on n'oublie pas de rendre le chapeau au commissaire européen qui l'avait prêté, on se promet de se réunir de nouveau l'an prochain, et on annonce aux consommateurs européens qu'en cette attente, ils peuvent dormir tranquilles : la commission européenne veille !
Espérons quand même que tout journaliste un tant soit peu sérieux verra qu'avec cette liste noire d'une part, et l'obligation affichée du nom du transporteur d'autre part, on se fout quand même très ouvertement de la sécurité du passager.
Car ceux qui vont expliquer partout que tout va bien maintenant auront l'air fin… au prochain accident.

Travaux pratiques avec l'exemple du Congo (Kin) :
Les accords entre la Belgique et le Congo prévoient qu'une compagnie de chaque pays peut opérer sur l'axe BRU / KIN.
La suite de Sabena, SN Brussels, dispose de 5 liaisons hebdomadaires, et une compagnie Congolaise dispose de 2 créneaux.
Bien entendu, il faut impérativement trouver une compagnie congolaise, qui assurera la réciproque de SN Brussels, faute de quoi la compagnie européenne risquerait de perdre ses droits de trafic (et beaucoup d'argent) sur Kin.
Quelles sont les compagnies congolaises possibles ?
La réponse est simple : Hewa Bora et Wimbi Diri sont les deux seules possibles, puisqu'elles appartiennent toutes deux au... président Congolais.

Ces deux compagnies sont pourtant strictement identiques au plan de la tutelle, de la sécurité, du personnel, de la maintenance, etc...
Mais une seule de ses deux compagnies clones dispose de droits de trafic sur Bruxelles (Hewa Bora), et se retrouve ainsi dans le cas N°2 de nos critères de liste noire !


Du coup, puisqu'elle dessert l'Europe, elle ne peut figurer sur LA liste européenne, alors que sa soeur jumelle qui ne dessert pas l'Europe figure bien sur ladite liste noire. CQFD !

mercredi, mars 22, 2006

Sécurité aérienne: Une liste noire des pays?

La situation de l’Afrique inquiétante, selon l’OACI

L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) espère pouvoir rendre publique la liste des pays qui compromettent la sécurité de l’aviation en ne respectant pas leurs engagements en matière de supervision de la sécurité aérienne, a déclaré lundi 20 mars son président, Assad Kotaite.
La plupart du temps, le problème découle d’un manque de «ressources humaines, techniques ou financières», a-t-il reconnu en inaugurant à Montréal une conférence des directeurs généraux de l’aviation civile.
A cet égard, «la situation de l’Afrique reste inquiétante», a noté un délégué africain.

Plus de 150 pays participent à cette conférence qui doit poser les jalons d’une nouvelle stratégie mondiale pour la sécurité de l’aviation.
L’OACI aimerait notamment rendre publiques sur son site Internet des synthèses de rapports d’audits détaillés que ses experts ont réalisés dans presque tous ses 189 Etats membres depuis 1999.
Certains pays, notamment en Amérique latine et en Afrique, y sont toutefois opposés, craignant que de telles informations ne soient «manipulées» par des concurrents ou «mal interprétées» par le public car trop techniques.

Le président sortant de l’OACI a laissé entendre que certains des 6 accidents d’avion majeurs qui se sont produits en août et septembre derniers à travers le monde auraient pu être évités, puisqu’ils ont mis en lumière des «carences systémiques» dans certains pays, des carences qui avaient déjà été identifiées ces dernières années par les experts de l’OACI mais n’ont pas été corrigées.

Il a appelé les directeurs généraux à «discuter les uns avec les autres au lieu de compter les uns sur les autres pour améliorer la sécurité».

Synthèse L’Economiste
http://www.leconomiste.com/article.html?a=69430

Tourcom : R. Vainopoulos contre le label Bleu , en faveur d'une liste noire européenne

Richard Vainopoulos s'est exprimé dans un communiqué de presse contre un label bleu français, mais en faveur d'une liste noire européenne.

Pour le président du réseau Tourcom, " ce label consisterait ni plus ni moins à mettre les agences de voyages et les consommateurs en situation de devoir choisir les compagnies les plus sûres". Voici l'intégralité du communiqué de presse.

"Avec le projet de liste noire européenne, tout le monde pensait le projet de label bleu français enterré. Et pourtant, il serait sur le point d'être officialisé. Une décision totalement absurde pour le Président du réseau d'agences de voyages TourCom.
Car ce label consisterait ni plus ni moins à mettre les agences de voyages et les consommateurs en situation de devoir choisir les compagnies les plus sûres.
Selon Richard Vainopoulos, les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités et tout faire pour qu'une liste noire européenne – seule véritable solution – voit le jour rapidement. "

Face à la nécessité de renforcer la sécurité des compagnies aériennes, le label bleu dont l'officialisation prochaine vient d'être annoncée par le Comité national pour le transport touristique est une absurdité totale.
Ce label créerait un système d'homologation à deux vitesses entre les compagnies qui en bénéficieraient et celles qui en seraient exclues mais qui resteraient tout de même autorisées.
Ce système reviendrait ni plus ni moins à poser aux clients une question complètement absurde :
« Préférez-vous voler sur une compagnie très sûre ou moyennement sûre ? ».

Autant dire que ce label, contrairement au projet de liste noire européenne, est une mauvaise réponse à un vrai problème. Voire une source supplémentaire de confusion pour les professionnels comme pour les consommateurs car il est bien évident qu'avec ce label bleu personne ne s'y retrouvera.
Les compagnies qui atterrissent sur le territoire français font déjà l'objet de contrôles et d'autorisations par la DGAC.
Il faut maintenant mettre en place une homologation européenne qui évite qu'un appareil interdit en Belgique puisse se poser en France. C'est l'objet de la future liste noire européenne qui mettra publiquement à l'index les compagnies dangereuses.

De ce point de vue, je réitère ma proposition que des critères financiers liés à la régularité des paiements complètent l'expertise technique. Avant de prendre une décision définitive, le Comité national pour le transport touristique doit s'appuyer sur l'expérience des agences de voyages qui, selon le Code du Tourisme, sont les premières responsables vis-à-vis des consommateurs.

Je demande par ailleurs au Ministre des Transports de renoncer à ce projet pour contribuer à la mise en place la plus rapide possible de la seule solution qui mérite d'être défendue : la liste noire européenne.» "

Lundi 20 Février 2006 - 17:06
La Rédaction (CE) - redaction@tourmag.com
Source : http://www.tourmag.com

La «liste noire» des compagnies interdites dans l'UE

BRUXELLES (AP) -
- Voici la liste complète publiée mercredi des 92 compagnies aériennes (liste A) auxquelles l'Union européenne interdit ses aéroports pour des raisons de sécurité et des trois autres (liste B) dont les activités sont réduites.

LISTE A
Afghanistan: Ariana Afghan Airlines.
Corée du nord: Air Koryo.
Comores: Air Service Comores.
Guinée équatoriale: Air Consul SA, Avirex Guinée Equatoriale, Coage (Compagnie Aérée de Guinée Equatoriale), Ecuato Guineana de Aviacion, Ecuatorial Cargo, GEASA (Guinea Ecuatorial Airlines SA), Getra, Jetline Inc, KNG Transavia Cargo, Prompt Air GE-SA, Utage (Union de Transport Aereo de Guinea Ecuatorial).
Kazakhstan: BGB Airlines, GST Aero Air Company.
Kirghizistan: Phoenix Aviation, Reem Air.
Liberia: International Air Services, Satgur Air Transport, Weasua Air Transport.
République démocratique du Congo: Africa One, African Company Airlines, Aigle Aviation, Air Boyoma, Air Kasai, Air Navette, Air Tropiques, ATO (Air Transport Office), Blue Airlines, Business Aviation, Butembo Airlines, CAA, Cargo Bull Aviation, Central Air Express, Cetraca Aviation Service, CHC Stelavia, Comair, Compagnie africaine d'aviation, CO-ZA Airways, DAS Airlines, Doren AirCargo, Enterprise World Airways, Filair, Free Airlines, Galaxy Corporation, GR Airways, Global Airways, Goma Express, Great Lake Business Company, ITAB (International Trans Air Business), Jetair (Jet Aero Services), Kinshasa Airways, Kivu Air, LAC (Lignes aériennes congolaises), Malu Aviation, Malila Airlift, Mango Mat, Rwabika Bushi Express, Safari Logistics, Services Air, Tembo Air Services, Thom's Airways, TMK Air Commuter, Tracep, Trans Air Cargo Services, Traco, Uhuru Airlines, Virunga Air Charter, Waltair Aviation, Wimbi Diri Airways.
Rwanda: Silverback Cargo Freighters.
Thaïlande: Phuket Airlines.
Sierra Leone: Aerolift, Afrik Air Links, Air Leone, Air Rum, Air Salone, Air Universal, Destiny Air Services, First Line Air, Heavylift Cargo, Paramount Airlines, Star Air, Teebah Airways, West Coast Airways.
Swaziland: African International Airways, Airlink Swaziland, Jet Africa, Northeast Airlines, Scan air Charter, Swazi Express Airways.

LISTE B
Bangladesh: Air Bangladesh
RDC: Hewa Bora Airways (HBA)
Lybie: Buraq Airst/com/nc


Ces mesures, les premières du genre décidées au niveau de l'UE, visent à augmenter la sécurité et à protéger les voyageurs contre les "pavillons de complaisance aériens", a indiqué le commissaire européen aux transports, Jacques Barrot, en présentant cette liste.

L'insuffisance des normes de sécurité et la "trop faible" capacité de contrôle de plusieurs pays, en Afrique notamment, figure parmi les critères d'interdiction adoptés par les experts européens de la sécurité aérienne, a-t-il expliqué, précisant que la liste sera tenue à jour régulièrement.

L'UE place 95 compagnies aériennes sur liste noire

France 3.fr : 22 mars 2006 à 12h32

De nombreux Etats d'Afrique parmi les 96 compagnies interdites d'aéroports dans l'UE - France 2 L'Union Européenne a adopté mercredi midi une liste noire de 95 compagnies aériennes jugées dangereuses
Elles seront presque toutes interdites de vol dès samedi dans toute l'Union, a annoncé la Commission européenne.
92 compagnies font l'objet d'interdictions totales de vol.Parmi les compagnies visées, le gros du bataillon est fourni par quatre pays africains: la République démocratique du Congo (RDC), le Sierra Leone, la Guinée et le Liberia.
Selon le quotidien "La Tribune" de mercredi, sont aussi épinglés des transporteurs aériens d'Afghanistan, du Kirghizistan et du Kazakhstan, ainsi que Phuket Airlines (Thaïlande) et Air Koryo (Corée du Nord).
A cette liste s'ajoutent des compagnies dont les vols autorisés en Europe seront limités à quelques appareils, c'est le cas d'Air Bangladesh, de Buraq Air (Libye) et d'Hewa Bora Airways (RDC).
Cette première liste noire, qui fait suite à la série de catastrophes aériennes de l'été 2005, doit être entérinée par la Commission.
Les experts des 25 pour créer cette liste ont utilisé les informations fournies par chaque pays membre sur ses propres "interdictions d'exploitation et restrictions opérationnelles".
Ainsi la France avait proposé d'inscrire sur cette liste Phuket Airlines, International Air Services (Liberia), Air Koryo et Air Comores.