jeudi, mars 09, 2006

on reparle des moteurs

Suite à l’échange téléphonique avec le chargé de mission de l’ambassade de France au Vénézuéla , nous apprenons qu’il y a conflit de compétences au Vénézuéla sur le retour des moteurs.
Deux ministères vénézuéliens se disputent cette compétence :
- le ministère de l’infrastructure
- le ministère de la justice

Le ministère de l’infrastructure estime que sa compétence est suffisante et préfère que l’analyse soit faite par le constructeur de l’avion : américain
Le ministère de la justice préfère que ce soit l’aide de la France qui soit retenue
Vendredi ou samedi nous serons fixé sur le choix de compétences.

Le juge Cantinol se rendra du 11 au 18 mars à Caracas afin de régler cette situation.
Une délégation de l’association s’y rendra également .

En attendant plus de renseignements, n'hésitez pas à naviguer sur les deux sites de l'AVCA et informez vos familles !!

mardi, mars 07, 2006

Suite aux déplacements des moteurs.....

Pour information :

Mr André Tisserand , responsable de la communication de l'AVCA a pris contact avec l'ambassade de France au Vénézuéla qui lui a confirmé la levée des moteurs et leur mise à l'abri sous la responsabilité du juge vénézuélien et du BEA vénézuélien .

Une délégation de l'AVCA (Mme Pélican, Mr Sutty et Mr Denar) devrait se rendre sur les lieux le 11 mars 2006 en présence des juges d'instruction français et accompagnée d'une équipe de TV

Nous reviendrons vers vous dès que nous en saurons plus ..............

samedi, mars 04, 2006

Crash de la West Caribbean : l'enquête déstabilisée

Cyrille Louis / LE FIGARO
04 mars 2006

Le déplacement inopiné des moteurs de l'avion au Venezuela inquiète la justice martiniquaise, qui attendait ces pièces à conviction.


QUE SONT devenus les deux moteurs du MD 82 à bord duquel 152 Français de Martinique ont trouvé la mort le 16 août dernier dans le nord du Venezuela, près de Maracaibo ? Au palais de justice de Fort-de-France, la question est sur toutes les lèvres depuis que la disparition de ces pièces à conviction a été constatée, jeudi matin, sur le site du crash. Toujours à la recherche des causes de l'accident, les magistrats accordent en effet un intérêt tout particulier à l'analyse de ces éléments. Or nul ne sait à ce stade dans quelles conditions ils ont récemment été déplacés – pour être, semble-t-il, «mis à l'abri de la pluie».

Hier, un magistrat instructeur de Fort-de-France a déclaré au Figaro : «Ce déplacement, dont nous n'avions pas été informés, s'est fait sans notre accord. Nous tâchons actuellement de déterminer où les moteurs sont stockés. Il faudra aussi savoir avec quelles précautions ils ont été levés. En effet, de l'état dans lequel se trouvent ces pièces, déjà abîmées lors de l'impact, dépendra à terme la qualité de l'exploitation qu'on pourra en faire.»

Ces dernières semaines, la levée et le transfert vers la France des moteurs, qui pèsent deux tonnes chacun, avaient pourtant été préparés dans le plus grand soin à la demande des autorités vénézueliennes. Début février, en réponse à une commission rogatoire internationale émise depuis Caracas, les juges de Fort-de-France ont ainsi fait appel à une société française spécialisée dans ce type de chantier. Pour mener à bien l'opération – «particulièrement délicate dans la mesure où les éléments sont à moitié enfouis dans le sol» –, un hélicoptère lourd devait être mobilisé. Levées en présence des magistrats instructeurs, les pièces à conviction devaient ensuite être transportées vers Caracas par camion, puis chargées à bord d'un avion à destination de Paris, pour être ensuite analysées dans un laboratoire spécialisé de Saclay (Essonne).

«Je refuse de céder à l'alarmisme»

Jeudi matin, ce programme millimétré a toutefois été brutalement contrarié lorsque des techniciens, arrivés sur place en éclaireurs, ont constaté que le site de l'accident avait été «complètement nettoyé». Aussitôt, le tribunal de Fort-de-France et l'ambassade de Caracas ont été prévenus. «Nous avons alors pris contact avec les autorités vénézuéliennes, confie une source française. Immédiatement, elles nous ont confirmé que le ministère de l'Infrastructure a décidé, il y a plusieurs semaines, de lever les pièces pour les mettre à l'abri d'un hangar.»

Hier, les divers ministères français concernés ont tenté, tant bien que mal, de faire le point sur l'état du dossier. A l'Outre-Mer, très en pointe dans la gestion des suite de l'accident, on explique ainsi : «Nous avons d'abord été très surpris et, à vrai dire, inquiets. Mais, si nous ignorons encore où, exactement, se trouvent les moteurs, tout nous engage à penser qu'ils ont été transportés avec soin.» De leur côté, des sources judiciaires parisiennes expliquent : «L'enquête, qui n'a cessé de progresser au fil des derniers mois, va se poursuivre. Et ce même s'il faut bien reconnaître que ce rebondissement ne fait pas vraiment nos affaires.»

Certains redoutent à voix basse que ce déplacement inopiné n'ait contribué à endommager un peu plus encore les deux turbines de l'avion – au risque d'en compliquer l'exploitation. «Lors d'une réunion qui s'est tenue le 20 février dernier, les autorités nous ont présenté l'analyse des moteurs comme une grande avancée susceptible de nous informer sur les causes de l'accident, explique Carine Chassol, une jeune femme qui a perdu ses deux parents dans la catastrophe. Ce travail doit notamment mettre en évidence d'éventuels défauts de conception de l'avion. Et peut-être, un jour, d'en tirer les leçons pour qu'un tel drame ne se reproduise plus.»

Daniel Hierso, qui représente l'association des victimes du crash en métropole (*), estime : «Sitôt informé, hier, j'ai pris contact avec le ministère pour savoir dans quelles conditions ces pièces ont été déplacées. Tant que je n'ai pas sa réponse, je refuse de céder à l'alarmisme.» A Caracas, une source diplomatique française soulignait hier soir : «Il y a peut-être un peu de maladresse dans cette affaire, mais cela ne doit pas nous faire oublier l'immense bonne volonté dont ont fait preuve les autorités vénézuéliennes depuis l'accident.»

(*) Elle dispose depuis peu d'un site Internet : http ://avca-metropole.ifrance.com

Crash de la West Caribbean : les moteurs ont été mystérieusement déplacés

Panique au palais de justice de Fort-de-France.
Hier, les magistrats chargés d'enquêter sur l'accident du MD-82 à bord duquel 152 Martiniquais ont trouvé la mort, le 16 août 2005, ont eu la mauvaise surprise d'apprendre que les deux moteurs de l'appareil «ont disparu».

C'est en tout cas ce qu'ont constaté les experts mandatés par les juges martiniquais pour récupérer ces pièces à conviction, lorsqu'ils sont arrivés dans la matinée sur le site du crash au Venezuela. Ils ont aussitôt averti les autorités françaises.

Le mystérieux déplacement des moteurs pourrait compliquer l'enquête sur les causes de l'accident. Récemment, la justice vénézuélienne, officiellement chargée des investigations, avait en effet autorisé Paris à faire rapatrier les moteurs par une société française, afin qu'ils puissent être expertisés dans de bonnes conditions par la gendarmerie.
Mais hier, en arrivant dans la région de Maracaibo pour préparer le chantier devant débuter le 15 mars, les techniciens ont trouvé un site «complètement nettoyé».
Dans la soirée, le parquet de Fort-de-France se refusait hier à tout commentaire.

Une source diplomatique française à Caracas croyait savoir que : «Les moteurs ont en fait été simplement déplacés puis mis à l'abri par les autorités vénézuéliennes.» sans qu'elles aient jugé utile de prévenir la France.

mercredi, mars 01, 2006

De l’inégalité face aux crashs aériens

Selon qu’on prend l’avion, pour se rendre de France au Canada sur un vol régulier d’une nation riche ou de Colombie en Martinique sur un vol charter d’un pays pauvre, la vie du passager n’a pas le même coût. On s’en doutait déjà, mais cela est toujours triste de voir la différence chiffrée.
Ainsi on apprend dans Le Figaro du jour [1], que l’appareil d’Air France qui est sorti de la piste à Toronto début août (0 mort) était "quasiment neuf et estimé à un peu moins de 100 millions de dollars". Quant à l’appareil de la West Caribbean (la compagnie est désormais faillitaire ) qui s’est écrasé au Venezuela quelques jours plus tard (160 morts), son prix estimé "ne devrait pas excéder les 8 à 10 millions de dollars".

Plus cynique encore est la différence de coût existant entre ces deux accidents pour les assureurs... Hormis la différence de prix des avions, l’accident à zéro mort pourrait coûter plus cher aux assureurs que l’accident à 160 décédés, nous explique Le Figaro. Parce que dans le premier, certains passagers se sont organisés pour intenter une procédure judiciaire en nom collectif ("class action") solide. Alors que le vol où ont péri de nombreux Martiniquais est de ceux qui "regroupent souvent des familles entières et il est évidemment plus difficile aux frères ou soeurs des victimes de faire valoir leurs droits à indemnisation" (sous-entendu : parce qu’ils sont morts aussi dans le crash ?) précise un assureur.

Bref, il vaut mieux être blanc et riche que noir et pauvre quand on prend l’avion... [2] Un peu comme quand on doit fuir une catastrophe naturelle aux Etats-Unis en somme. Ca se passe comme ça.

[1] Le Figaro, 23/09/2005.
[2] "Les disparités sont grandes selon la catégorie socioprofessionnelle des victimes et leurs nationalités" conclut Le Figaro qui cite un professionnel donnant l’argus pour la vie d’un "cadre européen" : de 800.000 à 1 million d’euros

lundi, février 27, 2006

LES DONS ? Que faire des dons ?

Je me suis apercue en lisant les commentaires que certains d'entre vous souhaitaient s'exprimer sur l'usage des dons.

Voici quelques commentaires recueillis de-ci de-là :

« Une réunion au sommet est prévue le 4 mars(en Martinique) afin de voter pour le bon emploi des 500.000 euros , une proposition a été faite avec des dépenses bien ciblées , cependant , je m'étonne que l'on ne parle pas du tout des autres sommes encaissées ( chèques du Maire d'Asnières , chèque rapporté par Jocelyne Béroard , et autres dons etc ) Pourquoi ne parle-t-on pas de ces sommes , de leurs emplois ? Pourquoi ne figurent-elles pas à l'ordre du jour ? Par souci de transparence , ce serait la moindre des choses . »

« c'est maintenant 600.000 euros d'annoncés . Est-ce la somme globale depuis Aout ou autre don ? C'est vrai , il faut qu'on en parle !!! »

« C'est un peu hors propos du texte mais bon puisqu'on en parle, je pense que vous avez raison, il serait bon de voir le pbl dans son ensemble.Les familles ont le droit de savoir comment les fonds sont utilisés; je pense par contre que cela fait partie d'un débat normal en fin d'année, au cours de l'assemblée générale sur la présentation des comptes de l'association »

« Il y a un moment que chacun propose une utilisation des dons mais au
cas où on l'aurait oublié ces sommes ont été données pour subvenir aux
besoins des familles et j'entends famille au sens strict du terme des
victimes.
Ces devraient être reversée aux familles, selon des termes à définir
qui les utiliseraient comme bon leur semble. »

« Je suis surprise de la proposition de reversement aux familles . C est un don fait à l'association qui représente l'ensemble des familles.
Les frais des avocats pénalistes qui va les payer ?
les experts aéronautique, technique et déplacements pour enquêtes au vénézuela, en colombie peut être au Usa, qui va les payer ? »


« J'ai relu l'ensemble des propositions faites pour l'utilisation des fonds. Quasiment tout le monde parle de payer les honoraires d'avocats avec ces sommes. De mon côté, je voudrais ajouter un élément : tous les avocats que j'ai vu à ce jour indiquent que leurs honoraires (ainsi que les frais) ne seront payables qu'à l'issue de la procédure (principalement un pourcentage des sommes perçues). Pour les avocats au civil, les fonds ne seront donc pas utilisées. »

« Mon voeux le plus cher à ce jour serait d'aller faire un pèlerinage à MARACAIBO pour le premier anniversaire car effectivement certaines personnes (comme moi) n'ont pu y assister suite au choc de la catastrophe et je me souviens encore dans quelle circonstance, on m'a proposé a l'époque ce voyage....A ce jour, pour moi, ce serait MA PRIORITE en espérant du fond du coeur que ma réponse sera lue et surtout "entendue" par les représentants de mon association" AVCA", car sans eu je suis persuadée que JAMAIS, je ne pourrai me rendre sur ce 'MAUDIT SITE". » »

« N'oublions pas les familles endeuillées de COLOMBIE...est-ce qu'elles ont reçu l'aide et le soutien nécessaire de leur gouvernement....à ce jour. Un geste de SOLIDARITE de l'AVCA »

«Je suggère qu’avec cet argent que l’on puisse aider les familles qui sont en difficulté et particulièrement les orphelins. Cet argent servira à payer les avocats et autres frais pour la recherche de la vérité »

« - Aide aux familles les plus nécessiteuses ou à toutes les familles des victimes.
2- Une partie des frais pour les avocats de l'association.
3- Une réserve d'argent pour le fonctionnement de l'association.
4- Une réserve d'argent pour un mémorial en souvenir des victimes. »

Les divers commentaires concernent ces sujets, avez-vous des idées ?
Faîtes les connaitre, discutons-en ?

Après il sera trop tard .................

Lettre de Marc Chernet président de l'Association de victime de Charm el Cheikh au Parlement Europeen

Antony, le 14 novembre 2005


Madame, Monsieur,


Je me permets de vous contacter en tant que Président de l’Association CHARM EL CHEIKH et à la suite de l’invitation qui nous a été faite le 10 octobre dernier d’assister aux travaux de votre Commission à Bruxelles.

Malgré plusieurs demandes, je n’ai pas eu en mains le projet de règlement communautaire venu en discussion devant le Parlement à cette date.

Néanmoins, au vu des seuls éléments fournis, je crois que certains aspects importants concernant la protection des consommateurs et la sécurité du transport aérien n’ont pas été vus.

La note que je vous adresse aujourd’hui a pour objet d’attirer votre attention sur ces aspects essentiels et si possible d’amener la Commission à s’y intéresser.

Adopter aujourd’hui un règlement européen qui ne traiterait pas ces questions serait peine perdue.

Je m’adresse tout particulièrement à Monsieur Paolo COSTA, Président de la commission, pour qu’il ait l’obligeance de faire traduire cette note dans les langues de travail du Parlement et de la faire distribuer à tous les députés membres de la Commission des transports.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l’assurance de ma haute considération.

LISTES NOIRES

Ce concept est mal perçu et, pour les raisons suivantes, « communique » très mal :
- Le Gouvernement français a publié en réaction au crash du Venezuela une liste de 4 ou 5 compagnies « interdites ». Les réactions ont été unanimement négatives. Chacun sait que les compagnies dangereuses sont beaucoup plus nombreuses.

- Parler de « listes noires » laisse penser que toutes les entreprises de transport aérien sont autorisées à exercer sur notre territoire, sauf certaines qui ne le seraient pas. Or, tel n’est pas le cas ; en France, ce sont – pour l’instant – les articles L 131, L 330 et R 330 du code de l’aviation civile qui régissent l’octroi des autorisations de vol des pour les aéronefs étrangers. Ces articles disposent que la décision d’octroi est données par deux voies : une première voie est l’autorisation spéciale et temporaire l’autre est la convention diplomatique. Quelle que soit la voie, la décision est prise sur avis du Conseil Supérieur de l’Aviation Marchande, qui doit s’assurer que la compagnie candidate offre des garanties « morales », « financières » et « techniques ». Un audit devrait donc être diligenté par l’Aviation Civile avant toute autorisation. Une compagnie ne saurait donc être interdite, au plus, on pourrait lui retirer son autorisation soit à temps soit définitivement.

Dans le cas de CHARM EL CHEIKH, nous sommes convaincus que ces autorisations ont été octroyées en France au minimum sans contrôle et au pire avec complaisance, dans tous les cas en fraude des dispositions légales et réglementaires.

En fait, notre sentiment est qu’il faut fixer autoritairement les listes des compagnies autorisées et ainsi publier une liste blanche.

Les compagnies autorisées doivent offrir des garanties morales, techniques et financières.

Les Institutions européennes doivent investir l’agence européenne de sécurité aérienne d’une mission de contrôle des compagnies candidates. Il doit s’agir de contrôles approfondis et non de contrôles superficiels. (Voir infra)

L’agence pourrait – en plus - publier une liste noire des compagnies jugées dangereuses afin d’éviter que des citoyens des états membres n’empruntent ces compagnies lorsqu’ils sont amenés à opérer des vols domestiques en Pays tiers. Par définition, ces compagnies ne figureraient pas sur la liste blanche.


CONTROLES

Un moyen courrier comporte selon les versions et les équipements entre 32 000 et 40 000 pièces. Chaque pièce est identifiée par un part number et un serial number. Chaque pièce fait l’objet d’un suivi, en terme de maintenance, qui intègre divers critères : heures de vol, cycles (décollage / atterrissage) et temps.

En matière de maintenance, dans certains Pays, l’erreur et la fraude sont au rendez-vous.

Or, un quart des pièces qui équipent un avion de ce type concourt directement ou indirectement à la sécurité.

L’organisation des contrôles SAFA, opérés en escale « sans déranger les passagers » et en limitant les inconvénients, est vouée à l’échec. L’avion de la FLASH AIRLINES avait fait l’objet de deux contrôles de cette nature en France. Or, nos experts, à la simple analyse des données du Digital Flight Data Recorder ont déjà identifié plusieurs cas d’anomalies graves dont certaines aurait du se traduire par un No go. Cette compagnie était interdite en Suisse, on l’a laissé opérer en France.

Les contrôles SAFA portent sur 53 points dont un tiers concerne la « paperasse de bord» ces contrôles sont capables de mettre en évidence des anomalies vraiment drastiques telles que fuites importantes, pneus usés jusqu’à la trame etc.., mais ces contrôles demeurent très superficiels et notablement insuffisants. Aucun contrôle n’est opéré dans ce cadre sur la situation financière de l’entreprise alors que les entreprises de transport routier font l’objet en France d’une certification d’équilibre financier par un expert comptable. Aucun contrôle n’est opéré dans ce cadre sur les facteurs sociologiques et les « garanties morales », or, les échanges dans le cockpit montrent dans notre cas qu’en présence d’un dysfonctionnement, même grave, l’équipage s’en remet à Dieu (Inch Allah). Enfin de tels contrôles, superficiels, ne permettent pas de vérifier le respect des programmes de maintenance.

Nous n’avons jamais été en mesure de disposer des bilans de la FLASH AIRLINES. Par contre nous savons que cette compagnie ne réglait pas ses taxes aéroportuaires et ses prises de carburant. En janvier 2003 cette compagnie fait l’objet d’un audit diligenté par l’Aviation Civile égyptienne elle-même ,audit qui révèle de nombreux points d’anomalie, or, en juillet de la même année, l’autorisation d’exploiter est renouvelée.

Il faut donc mettre en place une Institution et une Procédure de contrôle sérieuses avec visite de la Compagnie dans son Pays et examen approfondi des garanties morales, financières et techniques.

Cette Institution, probablement l’agence européenne de sécurité aérienne doit être destinataire des opérations de maintenance effectuées et être en mesure de conditionner la poursuite des opérations d’un avion à la réalisation de telle ou telle opération de maintenance.


ENQUETES EN CAS D’ACCIDENT

Il est indispensable que les procédures post-accident soient revues.

La conduite des enquêtes devrait être menée par une autorité vraiment indépendante dès lors que des ressortissants européens sont impliqués dans l’accident ou qu’il s’agit d’un vol à destination ou au départ d’un État membre. Cette clause devrait faire partie des accords d’escales signés avec les pays tiers qui présentent des compagnies candidates à l’escale en Europe. Les Pays tiers devraient accepter cette perte de souveraineté, même si l’accident est survenu sur leur territoire.

Il est essentiel que les justices des État membres ayant eu des ressortissants à bord blessés ou décédés obtiennent communication des éléments matériels avant qu’ils soient confiés aux enquêteurs techniques ou simultanément.

Dans notre cas, et en dépit d’une convention d’entraide judiciaire bilatérale signée par la France et l’Egypte, aucune réponse n’a à ce jour été donnée aux commissions rogatoires du juge d’instruction bien que 21 mois se soient écoulés. Les autorités égyptiennes ont seulement accusé réception de ces Commissions Rogatoires Internationales mais n’ont même pas donné un calendrier.

Il nous paraît essentiel qu’une Agence Européenne d’Enquête et d’Analyse composée d’experts formés dans une École de l’expertise aéronautique spécialisée, indépendants et respectant des règles déontologiques soit créée.

Les familles des victimes devraient pouvoir assister et contribuer aux travaux de cette agence, accompagnées de leurs propres experts.


IDENTIFICATION DES VICTIMES

Près de 20 mois se sont écoulés entre la date de la catastrophe de CHARM ELE CHEIKH, le 3 janvier 2004, et la publication, en mai 2005, par les autorités judiciaires françaises d’une première liste de 77 personnes identifiées sur les 135 passagers français qui avaient pris place à bord de cet avion. Encore, cette liste est-elle provisoire car après cette publication, il a été ensuite porté à la connaissance des familles que 25 noms pourraient venir compléter cette liste. Le deuil n’en finit pas !

La longueur de la procédure et la multiplicité de listes successives sont insupportables aux familles.

Au moment où ces lignes sont écrites, la procédure d’identification n’est toujours pas achevée et la Justice française est incapable de fournir des délais.



INFORMATIONS DU CONSOMMATEUR

Lors de l’achat d’un voyage à forfait comprenant un transport aérien, le consommateur doit connaître :

- la Nationalité de la Compagnie,
- le Nom de la Compagnie,
- la Classe de sécurité à laquelle la compagnie appartient. (définitions ci-après)
- L’âge moyen de la flotte

Le voyagiste doit être en mesure de présenter l’engagement du transporteur de ne pas « endosser » le billet à l’ordre d’un transporteur qui n’offrirait pas une classe de sécurité au moins équivalente.


CLASSES DE SECURITE

Il existe en première analyse trois classes de sécurité :

La Convention Internationale de l’Aviation Civile édicte des règles concernant les entreprises, les aéronefs et les équipages. Chacun s’accorde à penser que ces règles sont minimalistes. C’est la troisième classe, avec le doute en raison de l’incompétence et/ou de la corruption qui règnent dans ces Pays.

Certains États ou groupements d’État édictent des règles renforcées, c’est la deuxième classe.

Les Grandes Compagnies, de tout temps, ont placé la sécurité en tête de leur préoccupation. Elles ont des règles de sécurité drastiques. C’est la première classe.

Ces classes de sécurité devraient faire l’objet d’une normalisation par l’Agence européenne de sécurité aérienne.


STATISTIQUES FAUSSES

Dans les mots d’introduction ou exposé des motifs de ce futur règlement communautaire, il serait bon de tordre le cou au sacro saint principe selon lequel le transport aérien serait le plus sûr.

Cette assertion est fausse. Si l’on isole les compagnies africaines par exemple, le taux d’accident est 13 fois plus élevé.

De plus et surtout, l’indicateur statistique est le nombre d’accident par million d’envol. Or, dans le passé et encore actuellement, les grandes compagnies ont représenté la grande majorité des vols. Si l’on publie une statistique hors grandes compagnies, les taux sont 20 à 30 fois supérieurs !

Enfin, si on se projette dans le temps en intégrant des facteurs exogènes tels que le déplacement de la maintenance dans des pays à culture superstitieuse (perte de garantie morale) ou la prise de décision, possible dans les grandes compagnies, de s’aligner sur des standards moins performants en terme de sécurité, le taux va croître inconsidérément.

Voilà, Mesdames et Messieurs les Députés, les points essentiels d’une réforme qui pourrait contribuer à améliorer la sécurité.

vendredi, février 24, 2006

La liste noire européenne sera prête à la mi-mars

Après-demain, les Etats membres de l'Union communiqueront chacun la liste des compagnies interdites sur leur territoire

Un règlement adopté en décembre leur donnait jusqu'au 16 février.

Les responsables des compagnies incriminées seront ensuite entendus et la liste définitive qui sera arrêtée à la mi-mars sera publiée sur Internet, indique-t-on à Bruxelles.

Cette liste ne sera pas l'addition des listes nationales. La Commission européenne va l'enrichir. Surtout, la liste européenne fera l'objet de débats et sera établie à la majorité. Elle sera révisable à tout moment sur demande d'un Etat membre.

En France, la Direction générale de l'aviation civile publie sur son site Internet la liste des compagnies interdites en France. Il y en a trois : la compagnie nord-coréenne Air Koryo, la libérienne International Air Services et la thaïlandaise Phuket Airlines.
IM

Source :
http://www.universalpressagency.com

Vers une liste noire européenne des compagnies aériennes à risques

Une réunion aura lieu demain à Bruxelles pour définir des critères permettant d'harmoniser les listes des différents pays qui, pour l'instant, ne coïncident pas.

Par Libération.frmardi 06 septembre 2005 (Liberation.fr - 16:14)

La série noire de catastrophes aériennes récentes pousse les Européens à s'activer pour bannir de leur ciel les avions poubelles. A l'invitation de Jacques Barrot, le commissaire européen français aux Transports, une réunion a lieu demain à Bruxelles à laquelle participeront des experts aéronatiques des différents pays de l'Union.

Objectif, définir à l'échelon européen des critères communs à partir desquels sont élaborés les listes noires de chacun des Etats-membres et s'accorder ensuite sur le principe d'une liste commune des 25.

Une idée réactivée par les récentes catastrophes et la multiplication des compagnies aériennes mais que la Commission avait avancé dès février dans un projet de réglementation encore soumis aux Etats membres et au Parlement européen. Actuellement, les listes sont élaborés selon des critères propres à chaque pays et diffèrent d'un Etat à l'autre, comme l'illustrent les listes publiés ci-dessous. Selon les informations disponibles à ce jour, seuls quelques transporteurs sont interdits dans plusieurs Etats à la fois.

En France, cinq compagnies figurent sur la liste noire : Air Koryo (Corée du nord), Air Saint-Thomas (Etats-Unis), International Air Service (Liberia), Linhas Aéreas de Moçambique-LAM (Mozambique) et Phuket Airlines (Thaïlande).

Au Royaume-Uni, la liste noire mentionne six Etats dont toutes les compagnies aériennes ne peuvent desservir les aéroports britanniques: République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Liberia, Sierra Leone, Swaziland et Tadjikistan. Ceci exclut de fait Central Air Express (RDC), également bannie en Belgique, et International Air Service (Liberia), aussi interdite en France.
Le Royaume-Uni publie également une autre liste de trois compagnies interdites sur son territoire: Air Mauritanie (Mauritanie), Phoenix Aviation (Kirghizstan) et Phuket Airlines (Thaïlande), également interdite en France.

Pas de liste noire en Italie, qui s'est jusqu'à présent refusée à en publier une, plaidant au contraire pour la mise en place d'une liste blanche des compagnies autorisées qui serait partagée par toute l'UE.
Toutefois, selon le quotidien italien «Il Corriere della Sera», six compagnies aériennes sont actuellement interdites de vol sur le territoire: quatre compagnies charter, Hemus Air (Bulgarie), Kuban Airlines (Russie), Gee Bee Air (Grèce) et Ozu Avia Air Company (Kazakhstan), et deux compagnies de fret, BGB Air et Gst Aero Aircompany (Kazakhstan). Aucune de ces compagnies ne figure sur les autres listes noires publiées en Europe.

En Suisse, deux compagnies sont interdites a annoncé jeudi dernier l'Office fédéral de l'aviation civile. Il s'agit de l'égyptienne Flash Airlines et de l'arménienne Air Van Airlines.

Neuf compagnies sont interdites en Belgique. A part l'arménienne Air Van Airlines, les neuf autres sont toutes dédiées exclusivement au transport de marchandises: Africa Lines (République centrafricaine), Air Memphis (Egypte), ICTTPW (Libye), International Air Tours Limited (Nigeria), Johnsons Air Limited (Ghana), Silverback Cargo Freighters (Rwanda), South Airlines (Ukraine), Central Air Express (République démocratique du Congo).

http://www.liberation.fr/page.php?Article=321640

lundi, février 20, 2006

La France relance l'UE sur la sécurité aérienne

AFP
16 février 2006


Le ministère des transports français a proposé à l’Union européenne dintégrer dans sa liste noire quatre noms. En cause, des compagnies thaïlandaise, libérienne, nord-coréenne et comorienne.


«Le ministre des Transports Dominique Perben a transmis ce jour à la Commission européenne les propositions de la France en vue de l'établissement de la première liste commune de compagnies interdites dans l'espace aérien européen». Le communiqué du ministère n’est en réalité pas un scoop, car trois des quatre compagnies incriminées figurent déjà sur la liste noire française : Phuket Airlines (Thaïlande), International Air Services (Liberia), Air Koryo (Corée du Nord). Est venu s’ajouter à la proposition faite par la France à L’UE la compagnie comorienne Air Comores Services, qui «faisait depuis la mi-novembre l'objet d'une surveillance ayant amené à la suspension de ses vols en France».


Liste définitive en avril


A la suite de la série de catastrophes aériennes de l'été dernier, l'Union européenne avait entériné en décembre la création d'une liste noire européenne des compagnies jugées dangereuses, établie selon des critères communs. Elle regroupera les compagnies faisant l'objet d'interdictions ou de restrictions de vol sur l'ensemble du territoire de l'UE. Sur la base des propositions de chaque Etat membre un comité d'experts doit ensuite se prononcer, à la majorité des 25, sur l'inscription ou non des compagnies sur la liste, dont «la publication pourrait intervenir dans le courant du mois d'avril», selon le ministère français des Transports.

mardi, février 14, 2006

MENACES DANS LE CIEL (Déjà à l'époque)

En quelques semaines, plus de 300 passagers d'avions et membres d'équipages ont trouvé la mort, soit presque la moitié du nombre de victimes de toute l'année 1999. Le niveau de sécurité du transport aérien est-il en train de s'effondrer ?

La réponse d'un expert.

Jean Belotti, que pensez-vous de la série impressionnante d'accidents survenus ces derniers temps ?
De toute évidence, cette série n'est pas due à une cause commune. Elle touche un vol charter et des avions de lignes régulières, des compagnies qui n'avaient pas eu d'accident depuis longtemps, des avions réputés pour avoir été sans problème pendant de nombreuses années, des petits et des gros modules, des turbo-propulseurs et des réacteurs, des avions au sol et, pour terminer, un détournement d'avion.

Le crash du MD-80 de la compagnie Alaska Airlines serait dû à un problème de gouverne. Le problème était connu, mais l'accident a eu lieu. Ce cas est particulièrement intéressant. Est-on irresponsable à ce point dans le milieu aéronautique ?
En mai 1999, la FAA (Administration américaine de l'aviation civile) avait exigé qu'un contrôle des charnières - pouvant être attaquées par la corrosion - soit effectué sur ce type d'avion. Cela signifie bien que des anomalies avaient déjà été constatées à cet endroit extrêmement sensible. Or, dès le mois suivant, exactement le 1er juin 1999, un MD-80 d'American Airlines se pose de nuit en catastrophe et prend feu. On déplore neuf morts (un membre d'équipage et 8 des 139 passagers à bord). On parle encore du stabilisateur. Et le MD-80 qui s'est abîmé en mer le 31 janvier devait subir cette inspection en juin 2000.



Alors pourquoi l'administration américaine de l'aviation civile n'a-t-elle pas pris en compte les incidents afin d'accélérer la réalisation des contrôles à effectuer ?
En effet, exiger qu'un contrôle technique soit fait dans un délai de un an, n'a aucun sens. De plus, une autre question concerne cette fois le constructeur. Lorsque ce dernier estime qu'une modification doit être effectuée, qu'un contrôle de sécurité doit être fait, qu'un remplacement de pièce doit être réalisé, il peut éditer deux types de documents : un Service Bulletin (SB) est une recommandation, ou un Airworthiness Directory (AD) qui est une instruction à appliquer dans des délais impartis, qui sont généralement très courts. Or, il ne semble pas qu'une telle disposition ait été prise, puisque personne n'en a parlé, jusqu'à ce jour !



Et le Bureau des enquêtes accidents américain (NTSB) n'a-t-il rien fait ?
Dans la semaine après la catastrophe d'Alaska Airlines, trois MD-80 ont effectué des atterrissages d'urgence. Dans deux cas, les pilotes se sont plaints d'un problème avec les moteurs qui actionnent le stabilisateur concerné. Une nouvelle fois, constat doit être fait qu'il faut attendre une succession d'incidents, puis l'accident, pour que des décisions draconiennes soient enfin prises. C'est ainsi qu'à la suite de l'accident du 31 janvier, la FAA et Boeing sortent une instruction (AD) qui doit être réalisée dans les 72 heures. Le 11 février, aux Etats-Unis, 106 des 280 appareils ont été contrôlés. Aucune anomalie n'a été constatée. American rassure le public en confirmant que le système impliqué est remplacé toutes les 4750 heures de vol, soit environ tous les 15 mois.



De façon globale, y-a-t-il lieu de s'inquiéter plus que jamais en prenant l'avion ?
La plus grande prudence est de rigueur dans l'interprétation des statistiques à court terme. Sur le moyen terme, retenons que dans les 12 dernières années, il y a eu, en moyenne, 45 accidents majeurs par an et environ 1200 victimes, soit environ un accident par semaine. Ce bilan, qui semble lourd a prior, est quand même le reflet de très nombreuses décisions positives qui ont été prises à différents niveaux. En effet, le nombre d'accidents est sensiblement resté constant, alors qu'en trente ans, le nombre d'avions a été multiplié par 10 et que le nombre de passagers transportés qui était de un milliard - il y a à peine quelques années - atteindra bientôt les deux milliards. Le taux actuel de 1,5 accident par million de décollages fait que le transport aérien reste un des modes de transport les plus sûrs.


Et l'avenir ?
Il ne faut donner aucun crédit aux supputations d'organismes internationaux ou d'hommes politiques, selon lesquelles le nombre d'accidents serait diminué par deux dans les quatre ans ou que le taux des accidents serait réduit de 90 % dans les 10 ans. Avec la croissance actuelle du trafic aérien en nombre de passagers, en nombre d'appareils et avec la saturation des voies aériennes qui en résulte, maintenir le nombre d'accidents actuels serait déjà une bonne performance.



Que faut-il faire pour améliorer la sécurité ?
Il serait bon que le programme SOP (Safety Oversight Programme) de l'Organisation aéronaunique civile internationale- soumettant les 150 Etats membres à des audits obligatoires de sécurité - soit mondialement appliqué.

Or, pour ce faire, lesdits Etats doivent non seulement en avoir la volonté, mais également les moyens, ce qui est loin d'être le cas, de nos jours.
En Europe, grâce à un programme créé en 1994 par la CEAC (Conférence Européenne de l'Aviation Civile), des milliers de visites inopinées ont déjà été faites sur les aéroports. Plusieurs ont révélé des anomalies.
Certaines ont même conduit à retarder le départ de l'appareil. Il est important de noter que tous ces contrôles portent sur des impasses faites par des compagnies, sur l'état général de l'avion : trains d'atterrissage, freins, usure des pneus. Ont été constatés, par exemple, des suintements de liquide hydraulique, des rivets manquants, des morceaux de fuselage cabossés, etc...

Et avez-vous le sentiment que les pilotes, premiers au courant des fonctionnements des appareils, sont suffisamment consultés et écoutés ?
À l'issue de chaque vol, les équipages remplissent des comptes rendus. Il serait bon qu'une suite systématique soit donnée aux dysfonctionnements constatés par les équipages. Une réponse courante de certains services d'entretien est la suivante : « Essai au sol satisfaisant - RAS », alors que l'anomalie a été signalée plusieurs fois par l'équipage. On pourra également lire : « La réparation sera effectuée à la prochaine visite ». Les licences de vol, les qualifications des équipages sont également contrôlées, ainsi que les documents de bord, la documentation, le certificat de navigabilité, etc... Finalement, indépendamment des grandes décisions qui sont prises - par les administrations, les constructeurs et les compagnies - pour améliorer la sécurité, il s'avère que de plus en plus de contrôles sont indispensables pour assurer le respect des règles du jeu, par tous les participants.

Après l'accident (le crash d'un DC-8 cargo à Miami, en août 1997), le trafic continue.
AFP
FRANCIS GUTHLEBEN

Association ECHO



Week end de commémoration de l'association ECHO du Mont St Odile
de G à Dte ; Gérard David pdt de la FIVAA, Alvaro Rendon pdt d'ECHO, Hierso Daniel AVCA

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MINISTERE DE L'OUTRE-MER


Rencontre avec François Baroin au Ministère
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Dominique Perben


rencontre avec le ministre des transports Dominique Perben
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lundi, février 13, 2006

Rencontre avec Marc CHERNET


Rencontre avec le président de l'association des victimes de la catastrophe aérienne de Charm el Cheik ; Mr Marc Chernet

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